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Tlemcen Nostalgie

Angle de la Grande Mosquée vue de la Place Emir Abd-El-KaderTlemcen (du berbère Talamsan, forme contractée de Tala-imsan qui signifie « source tarie », en tifinagh: est une ville du Nord-Ouest de l'Algérie, et le chef-lieu de la wilaya de Tlemcen.
Située dans l'arrière-pays, la ville est située au cœur d'une région de vignes et de culture d'oliviers et réputée pour ses cuirs, ses tapisseries et son industrie textile. Les influences culturelles berbères, arabes, turques et françaises à l'époque coloniale en ont fait un haut lieu du tourisme.
Tlemcen fut à plusieurs reprises de son histoire, la capitale du Maghreb central. À la fin du VIIIe siècle et durant le IXe siècle, la ville devient un des fiefs du kharidjisme en Afrique du Nord. En 771, Abou Qurra de la tribu Sufrite des Banou Ifren de Tlemcen parvint à reprendre aux arabes toute l'Ifriqiya. Au XIe siècle (1080), Tlemcen devint après Marrakech, la seconde capitale des Almoravides, qui englobait le Maroc actuel et une partie de l'Algérie occidentale. Au XIe siècle, sous les Almohades, Tlemcen est un centre commercial de premier plan et la capitale du Maghreb central.
Le royaume de Tlemcen, fondé en 1282 connaît un destin hors du commun. Ce royaume est dirigé par la dynastie des Abdalwadides. À son apogée, cet État contrôle un territoire allant de l'Atlas à l'actuelle Tunisie au XVe siècle. Des trois capitales des dynasties qui régnaient au Maghreb (Fès, Tlemcen et Tunis), Tlemcen était la cité la mieux policée. Elle attirait les savants et les artistes de toute part. Cette ville était aussi un centre d'études musulmanes. L'on comptait cinq médersas renommées. Les Tlemceniens admiraient Sidi Wahhab, qui fut le compagnon du prophète et qui, venu à la suite de Oqba avait été enterré dans la ville, Sidi Daoudi, le grand saint du Xe siècle.

(10-10-07) ^